Dévidoirs et spool

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IMG_0029Je vous en ai parlé dans un précédent article qui traitait des parachutes de paliers. Il fallait bien je fasse quelques lignes sur cet bobine de fil ou plutôt ces bobines, indispensables à la mise en œuvre du parachute mais pas seulement !

Les standards GUE préconise, d’en avoir au moins quatre,

Un simple d’une capacité minimum de 30m  facile a mettre en œuvre pour l’utilisation du parachute.
Un dévidoir primaire avec une poignée type Goodman de minimum 45m,
Pour les plongées sous plafond , ce dernier sera doublé par un spool de 45 m servira de dévidoir secondaire …
Et voire triplé selon la type de plongée avec un spool de petite capacité, pour les Jump, d’une capacité de 23 m minimum.

Issue à la base de la plongée souterraine, pour garder un contact avec la sortie dans ce dédale de galerie, elle fut vite reprise pour d’autres usages et déclinée en de multiples modèles, de conception plus ou moins simple avec des contenances et grosseur de fils adaptés à leur utilisation.

Du dévidoir ouvert ou fermer, du modèle parisien, simple bobine sur un manche en passant par dévidoir Bardes, la Rolls pour beaucoup de plongeurs spéleo , au Spool, finger ou à poignet type Goodman, chacun aura son utilité …

Le principal usage : le fil d’Ariane

Dans des lieux clos sous plafond, souvent sombre, ou avec une visibilité pouvant vite se réduire à zéro, il est utile de pouvoir retrouver son chemin. Plus haut je parlais de dédale de galerie, ce n’est pas sans se rappeler que ce mot vient du nom d’un architecte grec de l’antiquité qui aurai conçu le labyrinthe pour enfermer le Minotaure. Et que la solution à ce piège en était le fil d’une certaine dénommée Ariane …

En plongée souterraine, la contenance définira l’utilisation ! Les dévidoirs avec les plus grande longueur servent a équiper les galeries, afin de retrouver la sortie, soit temporairement ou en fixe. Les plus petites longueurs, serviront de ligne secondaire pour visiter une salle, un couloir, rejoindre une autre ligne (on parlera de Jumper), tout en restant en contact avec la ligne principale.

On utilisera différents moyens de signalisation visuelle et tactile, pour identifier une direction, une intersection (flèches, cookies, pinces à linge ou étiquettes biseautées).

devidoir_0004

Flèche, cookie

En plongée épave, la visite de l’intérieur, quand celle-ci est possible, n’est pas une chose anodine, les coursives étroite d’origine, sont souvent en partie obstruées par des éléments de l’épave, des filets, … Quelques coups de palmes maladroit, finissent vite par pourrir la visibilité, rendant l’orientation difficile … Le dévidoir est donc indispensable à cette pratique de pénétration.

Même si, une bonne capacité est utile, on privilégiera l’encombrement, des dévidoirs avec une centaine de mètre seront bien largement suffisants.

Mais le dévidoir est utile aussi en dehors de l’épave, en cas de fort courant, de visibilité réduite, il permet de se hâler en longeant la coque sur le retour, de rester en contact avec le mouillage au fond afin de le retrouver en fin de plongée. Il permet d’explorer les alentours et de revenir a son point de départ.

Le second usage : le déploiement du parachute.
Je vous invite à lire ci ce n’est déjà fait l’article sur le parachute de palier !

Quelques exemples de dévidoir et spool :

D’autres usages :

Il est parfois utile d’avoir sur soi de la drisse (une vingtaine de mètre) pour fixer une ligne sur un point, une bobine ou spool de petite capacité sera bien appréciable dans le fond de la poche. Elle pourra servir de spool de réserve !!!

Un spool avec la drisse marquée a chaque mètre, permettra par exemple de mesurer une distance ou un objet sous l’eau (cas pratique avec la plaquette de visibilité que j’utilise pour le project Baseline).
Ce dernier pourra aussi servir en cas de défection du profondimètre pour repérer les points de paliers.

A l’aide d’un parachute ou d’une bouée il permettra le marquage d’un objet, d’un lieu, soit pour permettre à d’autres palanquées d’y descendre sans le chercher. Soit pour une récupération ou marquage de position …

En cas de visibilité, très réduite il peut être utile de garder un lien avec son binôme et de pouvoir communiquer …

Pour des plongées dans des zones de courant avec une drisse très résistante, fixée à une bouée, permettant au bateau de surface de vous suivre à la trace et de pouvoir vous récupérer au mieux …

Voilà l’article touche à sa fin …  On peut en déduire que le modèle et la contenance voir le diamètre de drisse sera en relation directe avec le type de  plongée …

Pensez à vous exercer à l’air libre, ou pendant des plongées simples, histoire d’acquérir les automatismes, les bonnes pratiques et de connaitre parfaitement votre matériel.
Le matériel le plus simple reste souvent le plus sûr ….

Perdez pas le fil, l’aventure continue …

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