Le parachute de palier

| 2 commentaires

parachute-de-palier_surfaceDès que le plongeur doit effectuer sa remontée, ce dernier est confronté à différents cas de figure.

Mise à part le contrôle de sa vitesse de remontée …

Il doit assurer sa sécurité pour faire surface sans risque.
Se signaler au bateau pour une récupération rapide et organisée.
Il doit pouvoir effectuer des paliers de décompression, le plus confortablement possible.
Pouvoir si nécessaire communiquer avec la surface, signaler un problème, demander de l’aide, un supplément de gaz.

Idéalement, la remontée le long du mouillage ou la ligne d’une bouée et ou d’une rampe de décompression est la solution, mais cela n’est pas toujours possible. Et bien souvent la remontée et les paliers se font  en pleine eau avec de surcroît du courant, sans compter sur un trafic des bateaux et plusieurs palanquées à récupérer …

Le parachute de palier est l’accessoire indispensable pour toutes ces situations.
Pour un maximum d’efficacité, il doit être déployé le plus tôt possible et  il n’en serra que mieux gonflé et visible en surface. De ce fait, la remontée de plongeurs sera identifiable par le bateau « base » , lui permettant de programmer les récupérations en cas de plusieurs groupes immergés mais aussi par les autres embarcations croisant dans les parages.

Chers amis plaisanciers, véliplanchistes, conducteurs de scooter et autres engins de nautisme si vous apercevez un tel objet crever la surface …
Ne vous en servez pas pour virer de bord, ou pour cible.
Réduisez votre vitesse, pensez qu’en dessous des plongeurs remontent, faites un détour…
150 m c’est pas la mer à boire et ça peut éviter une catastrophe.
Merci !

En considérant que les paliers se font à différentes profondeurs, voir pour certaine plongée à de grandes profondeurs, il devient nécessaire d’avoir un fil le plus long possible, sans pour autant courir le risque de s’emmêler dedans. Donc on oublie, la drisse de 9 ou 10 m avec le plomb au bout et l’on choisi la solution du dévidoir, qui fournira toujours la longueur de fil nécessaire. Selon les standards GUE, une bobine simple, appelée spool de 30 m est un minimum et sera remplacé par une  de contenance plus longue dans le cas de plongée plus engagée.

Mais revenons à notre parachute !

Pour être le plus visible possible, il devra être de couleur vive (orange ou jaune), certain sont équipé de zone réfléchissante, ou d’un emplacement pour une lampe à éclat, très utile en plongée de nuit. Il devra être suffisamment haut sur l’eau pour dépasser des crêtes formées par la houle.

Ils seront de formes différentes selon leur utilisation. La plus commune étant le tube,
Le parachute pourra le cas échéant servir d’outil de remontée lors d’une perte partielle ou en totalité sa flottabilité, en se faisant tracter sur le parachute. La forme de poire sera plus utile. Cette dernière sera aussi très intéressante pour faire les paliers étant plus stable et ayant une meilleur portance que les modèles tube.

Il existe 3 types de parachutes, selon son utilisation à savoir :

Le parachute de signalisation (les tubes)

Le plus commun, le parachute modèle « tube » a généralement un volume très réduit mais sa forme est visible de loin. Par mer formée, c’est une bonne solution. Les modèles de conception très simple sont difficiles à envoyer profond, généralement en PVC ils ont tendance à se vider de leur air et donc être moins visible en surface. Depuis quelques années, des modèles en toile enduite ont vue le jour, plus résistants et associés à des accessoires comme une purge et bec de canard, ils rendent pleinement leurs utilisations sécuritaires et efficaces. Les tubes sont même disponibles dans de gros volumes (50 litres). Ils ont tout de même tendance à se coucher sur l’eau si la tension sur le fil n’est pas suffisante.

Le parachute de palier (les poires)

Le plongeur Tek, pour effectuer confortablement ses paliers, avec tout son matériel  peut avoir besoin de ce modèle pour soulager le poids et maintenir une profondeur idéale quelle que soit les conditions en surface. D’un volume minimum de 50 litres et gonfler le plus possible, Il aura une flottabilité suffisante et opposera le plus de résistance, évitant ainsi  l’enfoncement, Cependant, bas sur l’eau, il sera moins visible en surface que le modèle tube.

Le parachute de relevage

En toile épaisse et rigide, équipé de purges, il est d’un très gros volume, assez encombrant, permettant de déplacer ou remonter du matériel, les petits modèles pouvant servir aux paliers.

1- Parachute tube orange ou jaune 2- Parachute poire Halcyon 3- Parachute levage petit volume (60lbs) Hollis

1- Parachute tube orange ou jaune
2- Parachute poire Halcyon
3- Parachute levage petit volume (60lbs) Hollis

 

La couleur

Comme dit plus haut, de couleur vive, elle doit permettre de le repérer facilement en surface, même par mauvaise mer. Orange ou jaune sont des couleurs privilégiées. La plupart des plongeurs ont adopté des parachutes orange comme couleur  standard (Recommandation de la CMAS) pour les paliers et signaler une remontée. D’autre emportent même 2 parachutes de couleurs différentes, l’un  standard, orange signifiant que tout va bien et l’autre jaune pour signaler un problème (toujours selon les recommandations de la CMAS).  Il est  établi que si deux parachutes sont associé et  déployé ensemble cela est un message d’alerte quel que soit la couleur de ceux-ci.  Cependant ce deuxième parachute « Jaune » peut être envoyé seul, par perte du premier ou  pour entamer une conversation avec la surface, il sera muni d’une ardoise ou un Wetnote …

A toute fin utile, il sera bon avant la plongée de définir les méthodes d’utilisation et la signification des couleurs des parachutes pour éviter toutes mauvaises interprétations.

Le rangement

Certain parachutes sont livrés avec des pochettes équipé d’un mousqueton plastique. D’autres simplement enroulés et fermés avec un sandow … je préfère cette dernière version.
Le parachute peut être :
Emporter sur un bloc déco emprisonné par un sandow.
Accrocher sur l’anneau arrière de wing.
Ranger dans une poche de l’étanche.
Ou pour les modèles poire, plus volumineux et rangés généralement pliés certaines marques  (Halcyon, Dive Rite, DTD) propose une pochette fixée sur la plaque et permettant d’y glisser le parachute.

Certains  plongeurs ayant un dévidoir ou un spool dédié spécialement au parachute relient les deux à l’avance afin de s’épargner une manœuvre lors du déploiement, mais cela implique que le plongeur possède un autre dévidoir ou spool en cas de nécessité.

Le gonflage

La majorité des modèles se gonflent de manière classique par le détendeur, certains ont une pipe mâle permettant avec un flexible de direct-system d’insuffler de l’air. D’autres encore intègrent, une petite capsule d’air à usage unique ou une toute petite bouteille.
L’inflation par bouteille séparée est très pratique, mais réclame plus d’entretien et de la prudence quand à son remplissage.

Le clapet anti-retour et  la purge

Ce système empêche le parachute de se dégonfler en arrivant en surface, il est réalisé à l’aide de becs de canard ou de systèmes de contre-cône.

L’air emprisonné ne pour sortir  que par la purge permettant d’éviter l éclatement du parachute dû à la dilatation de l’air lors de sa remontée. D’où l’intérêt de lancer le parachute le plus tôt possible, Il ne faudra que peut d’air injecté en profondeur, pour atteindre la capacité max du parachute en surface ….

Voilà l’article touche à sa fin !!! Le choix vous incombe, autant sur le modèle, la couleur, la méthode de gonflage et de déploiement … Gardez en tête que le matériel le plus simple en conception et en déploiement est un gage de sécurité … testez, manipulez en situation reste le meilleur moyen de se faire sa propre opinion.

Reste le prix … mais la sécurité à telle un prix !!!

En oubliant les modèles ouverts, PVC et cordelette à plomb, on peut avoir de très bon produit dans une fourchette de 40 à 100€ …

Bonnes plongées à tous.

 

Pensez à lire mon article sur la modification du parachute de palier

Laisser un commentaire

Champs Requis *.