Les réservoirs (blocs/bouteilles)

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bouteille_plongeePour pouvoir respirer sous l’eau, nous avons besoin d’emporter notre air, enfin je devrai dire notre ou nos gaz, puisque selon la profondeur, le temps à passer, et pour minimiser la saturation des tissus et donc maximaliser la décompression, l’on utilisera différent gaz. Mais  arrêtons là, de parler du contenu pour s’intéresser au contenant.

Je ne traiterai pas ici des recycleurs ! A l’heure ou j’écris ces lignes, je n’en ai ni l’expérience ni l’utilité. Je ne dis pas jamais, mais ce n’est pas dans mes priorités.

Revenons donc à nos bouteilles, ou blocs, il en existe de tout volume, de matière, acceptant des pressions diverses, en simple ou double, avec des robinetteries différentes et adaptés à des utilisations précises.

Commençons par les robinetteries

Quelques règles de sécurité avant toute chose !

N’utilisez que des robinets donc le filetage est adapté au marquage du bloc associé. Pour éviter tout risque, respectez les normes actuel de robinet en M25 et remisé pour collection les robinetteries et bloc en 3/4 gaz , ou en conique grand ou petit.
Si par malheur, un robinet était monté sur un mauvais filetage, cela engendrerai un accident pouvant être mortel à la mise sous pression du fût. Le robinet devenant un projectile dévastateur.

Selon le gaz employé surtout pour ceux enrichis en oxygène au delà de 40%, une norme « controversée », le M26 à vu le jour. Cela affecte le filetage de la sortie, là ou l’on fixe le détendeur spécifique à une utilisation de gaz suroxygéné. Cette norme est là pour éviter que par accident, l’on utilise un matériel non oxy-clean, autant au gonflage qu’à l’utilisation, pouvant provoquer une combustion et ou une explosion.

Donc un robinet peur être M25 (filetage coté jonction du bloc) et M26 (filetage sortie coté détendeur).

Quelques modèles de robinetterie doubles

Passons au contenant !

Les fûts sont de trois type :

  • Acier: les plus courant
  • Alumium plus léger, souvent utilisé pour les bouteilles déco les plus courants S40 (environ 6L) et s80 (environ 11L) certain  utilise des 7L alu
  • Carbone un bon rapport poids/résistance à la pression … inconvénient majeur le prix.

Les deux premiers sont utilisés pour des pressions d’utilisation à 230 bar, alors que le dernier pour des pressions de 300bar.

Le type de bloc et le volume dépendra de chaque plongeur, il sera cependant utile de bien considérer tout les paramètres, poids, encombrement, volume emporté par rapport à sa consommation, mais aussi le budget tant à l’acquisition, qu’a l’entretien.

En terme de consommation principale, l’on pourra utilisé des mono bloc ou des bi de volume en relation avec le type de plongée (temps/profondeur/consommation). Si l’on utilse un mono bloc, il sera préféré une robinetterie double sortie afin d’y fixer les deux premières étages de détendeur. Le bloc sera utilisé avec une wing adaptée ou des adaptateurs de fixation de monobloc. Cependant il sera toujours possible d’utiliser un monobloc à une sortie avec la configuration de détendeur idoine.

Il est préféré une configuration avec des doubles bouteilles dit Bi, Certes plus lourd si il sont en acier, plus volumineux aussi. Les blocs seront reliés grâce à des cerclages inox permettant leur maintient sur la plaque de wing. La robinetterie de chacun des blocs sera réuni entre elles par un pont séparateur appelé manifold. Ce séparateur permettra de gérer un perte de gaz en pratiquant un Valve Drill afin de limiter une perte de gaz dû à une déficience d’un détendeur ou une rupteur de flexible.
Un autre avantage, c’est la stabilité sur le dos qui apporte encore plus d’efficacité au Trim.

Pour les bouteilles utilisées pour la décompression, des blocs avec une flottabilité au plus proche du neutre seront préféré. comme les bouteilles en alu voir en carbone. Ces blocs bien gréés, sur le ou les cotés avec aide d’un leash selon l’encombrement, sauront se faire oublier pendant la progression , l’on pourra aussi les déposer, pour permettre une pénétration d’épave plus aisée par exemple. Il faudra évidemment les récupérer sur le retour ! 😉

Mais si pour des gonflages à l’air, le contenu n’est pas obligatoirement identifié, l’inscription devient obligatoire pour tout contenu autre que l’air.

  • Oxygène
    un sticker marqué Oxygène avec la profondeur maximum d’utilisation qui est 6M. la couleur d’identification sur le robinet est verte.
    sticker oxygen
  • Argon
    un sticker marqué Argon avec la mention « ne doit pas être inhalé » ce gaz est uniquement utilisé pour gonfler l’étanche …
    argon-sticker
  • Nitrox
    un sticker marqué nitrox sur fond vert et jaune, une étiquette ( généralement du gros scotch) reprenant des inscriptions obligatoire sur la composition, la profondeur max d’utilisation du mélange …
    nitrox_sticker
  • Trimix
    un sticker marqué Trimix et comme pour le nitrox les inscriptions obligatoire sur la composition, …
    SEA&SEA 1200HD

En plus des inscriptions concernant le contenu, nous avons des marquages obligatoires sur tout les blocs, concernant le contenant … C’est la carte d’identité de la bouteille et il est important de savoir les identifier et de les comprendre.

marquage_bloc_600x196

Grace à ces inscriptions, l’on connaîtra la date de réépreuve des bouteilles. Ce contrôle obligatoire est a faire à période fixe par un organisme agréer qui validera ou pas la fiabilité de mise sous pression du contenant, pour une nouvelle période d’utilisation jusqu’au prochain contrôle. Cette période dépend de la législation du pays d’utilisation du contenant.

Pour exemple, je vis aux Pays-Bas, la période entre deux réépreuves et de 5 ans, mais je plonge aussi en France et là la législation est différente, une visite annuelle obligatoire tout les ans et la réépreuves est faite tout les 2 ans sauf si le bloc est inscrit au registre TIV d’un club, le bloc pourra donc passer en révision au bout de 5 ans. N’ayant pas de TIV en Hollande, je suis contraint de faire rééprouver mes blocs tout les deux si je veux les utiliser en France !

*Quid des autres pays Européens, Belgique, Espagne, Italie, Allemagne … ainsi que la Suisse.

Pourquoi tant de disparité ? Un bloc est un bloc ! Est ce vraiment une protection de l ‘utilisateur, ou le moyen de faire rentrer de l’argent dans les caisses, d’un part dans celles des organismes de contrôles, mais aussi dans l’escarcelle de la location de matériel ?

Il serait d’ailleurs bon que cette législation soit un jour  définie et commune  au niveau Européen voir mondial, ce qui faciliterai grandement les choses pour les plongeurs propriétaire de blocs et plongeant dans des pays étrangers, avec leur matériel.

en attendant, je vous encourage si vous désirez plonger avec votre matériel, dans un pays étrangers, de vérifier la législation avant de partir … Un plongeur averti en vaut deux .

 

*J’ai demandé à mes amis plongeurs la législation en cours dans leurs Pays respectifs. Le tableau viendra alimenter l’article bientôt …

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